Diversion
  
La route 
 
Je me souviens du papillon
Mutique Provocateur
Longtemps il a dansé 


D'autres forces anciennes
Enfouies

Cachées
Suspendues
Irrésolues  
Barricadées
D'autres parfums Irrépressibles 


Le temps était compté 

Il y avait un jardin
Mais il ne s'est jamais posé


C'est une tombe vide
Aux fleurs fanées
Une tombe anonyme
De son histoire  

Un secret

Il faut l'honorer 

Il faut l'aimer
Malgré et contre tout 

A s'en déchirer le cœur

Un papillon vient de la survoler 



D'autres rêves
D'autres îles au trésor
Vendredi viendra peut être
Un autre jour
S’échouer sur ce mirage




Se bercer
Paradise Engineering



Le temps qu'il reste
A renoncer

Le temps sans trêve 
A se pardonner

Le temps sans force
A ne plus chercher 

Le temps qui résiste
A se tenir
Ou croise sans cesse le passé

Le temps impuissant
A  dépouiller
 Les souvenirs ravagés


Le temps sans fin
A rêver
Au plus beau des voyages
Qu'on ne fera jamais
 
Ici
Ailleurs
-bas
Nulle part

L'un vers l'autre



Sur ce fleuve noir en furie
Empoisonné
Ou le passé se noie
Que de toutes ses forces on voudrait sauver
Retenir
Que l'on cherche ses traces
Qu'on ne retrouve que des bribes
Que l'on s’épuise a déchiffrer
Sans cesse et sans cesse
Pour le démêler
Pour le dénouer
Pour le redessiner
Pour le saisir enfin
Pour ne rien perdre  
De ce qui a existé


Mais qu'on n'y parvient pas
Qu'on échoue encore
Que sans force,on le laisserait couler
Dans l'oubli,si on le pouvait
Mais qu'alors on le perdrait
On l'abandonnerait
 
 
Alors on reprend sa quête encore et encore
Effrénée
A s'y perdre a tout jamais

Que l'on se sent si minuscule
Pathétique Ridicule
Parce-que cette terre contient déjà tant de morts
Tant de souffrances
Tant de passés perdus
Tant de promesses
Tant de sacrifiés
Tant de secrets 


"Et telle est l’habitude de l’âme qu’elle continue machi­nalement, comme une bête ivre de coups, à attendre consolation de cela même qui étant son soutien, sa joie, est devenu son bourreau" Olivier Rolin  Port-Soudan


« ...Tu restes là... au milieu du désastre, là. ... cette leçon, non seulement d’accepter l’inacceptable, mais d’y entrer, d’y établir ses pénates, entrer dans le désastre, à l’intérieur, et y rester, y rester ! Non pas fuir, mais oser rester, à l’endroit où je suis interpellée, à cet endroit où tombent tous les masques, où tout ce que je n’aurais jamais pu croire s’avère être en moi, tous les démons, toute l’ombre. Les paroles éclatent et tous les démons déferlent dans la vie, la jalousie, l’envie de meurtre, l’autodestruction. Et je reste là et je regarde. Cette troisième voie est probablement le salut.......Il existe, paraît-il, dans un maelström, un point où rien ne bouge. Se tenir là ! Ou encore, pour prendre une autre image : dans la roue d’un chariot emballé, il y a un point du moyeu qui ne bouge pas. Ce point, trouver ce point. Et si un seul instant, j’ai trouvé ce point, ma vie bascule, parce que la perspective est subitement celle de Job, cette perspective agrandie, de la grande vie derrière la petite vie, l’écroulement des paravents, l’écroulement des représentations, un instant, voir cette perspective agrandie."
Christiane Singer
Il y eut un si plein silence
Je l'ai tant aimé
Il y a si longtemps
Je l'ai presque oublié

Il s'est absenté 
Le laissant s'abandonner
Sur une forteresse isolée
Étouffée Effrayée
Exténuée Furieuse
Résignée Cachée
 Méprisante

Puis l'hiver est arrivé
La tempête s'est déchaînée

Qui saura jamais
S'il a vraiment existé
 
Je ne suis pas parvenu
A le retrouver

RE-FAIRE sa vie
Ou la vie qui vous FAIT

Une vie
Une seule
Entière


Séparation Réparation
Shikiri et Tsukuroi
Mono no Aware
Voodoo

Qui sait ?


De Déçu a Dé-su
De Dé-su a Déçu
On ne m'avait pas prévenu
Qu'il faudrait aimer
Enragé
Dos tourné
De Funérailles  
En Funérailles
 
/... "Excusez-moi, c'est une erreur.
Mais je vous en prie..." 
Anna Gavalda /

"..C'est comme la brume du matin au réveil..avant que le soleil se lève.Ça tient un instant et puis ça s’évapore.
L'amour est une brume qui disparaît a la première lueur de réalité "
Charles Bukowski



 Un rien 
Au delà
Qu'on ne peut dire
Exilé
Expulsé
Profané
L'absente y prend son festin
Ne reste rien


Le cadeau d'une vie

"...et la réalité rugueuse à étreindre !" A. Rimbaud




"...et la réalité rugueuse à étreindre !" A. Rimbaud





"Alors j'ai accepté  d'enfouir très loin mes désirs..."
 ....Au Carnaval des Ingénues




"Les morts sont plus forts que nous...ils ont la vie entière devant eux"







Ridicule perspective ou profondeur de champ précaire